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Les arnaques courantes et comment les esquiver

Les arnaques dominicaines coûtent de l'argent, presque jamais autre chose : ce sont des surfacturations, des services non demandés et des « aides » qui deviennent payantes. La plus rentable de toutes se joue avant même le départ — les sites qui facturent le e-ticket de Migración, pourtant gratuit. Sur place, un prix demandé avant de dire oui suffit à en désamorcer les trois quarts.

Avant de partir : le e-ticket payant

C'est la principale arnaque en ligne du pays. Des sites intermédiaires très bien référencés, à l'apparence officielle, facturent 20 à 60 € un formulaire que la Dirección General de Migración délivre gratuitement sur son site en .gob.do. Certains transmettent réellement vos données en prenant une commission, d'autres encaissent sans rien faire. Même schéma pour la prétendue « carte de tourisme », supprimée depuis des années : la taxe de 10 US$ est incluse dans le billet d'avion. Détails et procédure correcte sur notre page e-ticket dominicain et dans les formalités d'entrée.

À l'aéroport et sur la route

PiègeComment ça marcheLa parade
Faux taxiUn homme vous accoste avant la sortie officielle, annonce un prix bas, puis change de tarif ou de destinationNe suivez personne à l'intérieur du terminal ; sortez et prenez un taxi du rang officiel ou le transfert réservé
Bagagiste improviséIl saisit votre valise sans un mot et réclame plusieurs dollarsGardez vos bagages ou acceptez explicitement, 1 à 2 US$ suffisent
Taxi sans prix convenuAucun compteur n'existe : le tarif s'annonce en fin de courseFixez le prix avant de monter. PUJ → Bávaro 35–45 US$, SDQ → Zone coloniale 40–50 US$ en 2026 (voir taxi et Uber)
Change à la sauvetteTaux « exceptionnel » proposé dans la rue, liasse pliée, faux billetsChangez en banque ou au distributeur, comme expliqué dans monnaie et change

Sur la plage et dans la rue

  • L'« ami » qui devient guide. Une conversation sympathique, un accompagnement spontané jusqu'à une plage, puis une demande de paiement à l'arrivée. La phrase utile se dit d'emblée : « Gracias, no necesito guía ». Si vous acceptez, fixez le montant tout de suite.
  • Le bracelet, la noix de coco ou la photo avec un animal. On vous met l'objet dans la main ou l'animal sur l'épaule ; le prix arrive après, 500 à 1 000 DOP pour une photo. Ne prenez rien qu'on vous tend sans avoir demandé le tarif.
  • Prix gonflés sans affichage. Fréquent sur les stands de plage : demandez toujours le prix avant de commander. Des repères figurent dans les prix sur place.
  • Le rendu de monnaie en dollars. Vous payez en dollars, on vous rend en pesos à un taux inventé, souvent 8 à 15 % sous le marché. Payez en pesos.
  • Les cocktails « offerts » dans certains bars à consommation, qui se transforment en addition salée pour qui les accepte.
  • La vente de larimar ou d'ambre dans la rue : résine teintée et pierre synthétique circulent. Achetez en boutique, avec facture.

Locations, excursions et time-share

La location de scooter ou de quad génère le litige le plus fréquent du pays : au retour, une rayure préexistante est « découverte » et la caution part en réparation. La parade tient en trois minutes — filmez et photographiez l'engin sous tous les angles avant de partir, faites noter les dommages existants sur le contrat, et refusez de laisser votre passeport en garantie (une photocopie suffit). Même réflexe pour la voiture de location, dont la caution atteint 500 à 1 500 US$.

Côté excursions, les vendeurs de rue proposent des sorties 20 à 30 % moins chères que les agences installées : parfois c'est honnête, souvent le bateau est surchargé et l'assurance inexistante. Comparez aux fourchettes réelles de 2026 — Isla Saona 60 à 90 US$ depuis Bayahibe, baleines 60 à 90 US$ depuis Samaná — et ne payez jamais la totalité en liquide la veille.

Le time-share est la version haut de gamme du piège. L'approche est aimable : une invitation à un petit-déjeuner, un « cadeau de bienvenue », une excursion offerte contre une présentation de 90 minutes. La réunion dure trois heures, le vendeur est très bon, et le contrat signé est difficile à annuler. N'assistez pas à la présentation ; si vous y allez, n'apportez ni carte bancaire ni passeport et ne signez rien le jour même.

Les petits pièges du quotidien

À l'addition d'un restaurant, 18 % d'ITBIS et 10 % de propina légale sont déjà ajoutés : un serveur qui insiste pour 20 % de plus joue sur votre méconnaissance, 5 à 10 % suffisent si le service a été bon (voir pourboires). Dans les stations-service, contrôlez que la pompe est remise à zéro avant le plein. Les cartes SIM vendues dans la rue à prix « spécial touriste » coûtent le double du tarif d'une boutique officielle : voyez internet et SIM.

Un mot sur le ton : la très grande majorité des Dominicains que vous croiserez ne cherchent rien d'autre qu'à discuter. Refuser fermement mais avec le sourire, en espagnol de préférence (espagnol utile), règle presque tout. En cas de litige sérieux, CESTUR est l'interlocuteur adapté via le 911 ; les réflexes généraux figurent dans sécurité.

Questions fréquentes

Quelle est l'arnaque la plus fréquente en République dominicaine ?

Les sites qui facturent le e-ticket de Migración 20 à 60 €, alors que le formulaire est entièrement gratuit sur le site officiel en .gob.do. C'est la principale arnaque en ligne du pays, et elle se joue avant même le départ.

Comment éviter le piège de la caution sur une location de scooter ?

Filmez et photographiez l'engin sous tous les angles avant de partir, faites noter les dommages existants sur le contrat, et refusez de laisser votre passeport en garantie : une photocopie suffit. C'est le litige le plus fréquent du pays.

Faut-il accepter une invitation à un petit-déjeuner ou une excursion offerte ?

Non : c'est presque toujours une présentation de time-share. La réunion annoncée à 90 minutes en dure trois, le vendeur est très bon et le contrat signé est difficile à annuler. Si vous y allez malgré tout, n'apportez ni carte bancaire ni passeport et ne signez rien le jour même.

Comment refuser un guide improvisé sans être désagréable ?

Dites-le d'emblée, avec le sourire : « Gracias, no necesito guía ». Si vous acceptez son aide, fixez le montant tout de suite plutôt qu'à l'arrivée.

Que faire si je me suis fait arnaquer ?

Adressez-vous à CESTUR, la police touristique (ex-Politur), joignable via le 911 et présente dans toutes les zones balnéaires. Le dépôt de plainte est nécessaire pour toute démarche auprès de votre assurance ou de votre banque.

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